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Les Waldkindergarten en Allemagne

Comment des programmes éducatifs originaux utilisent une immersion prolongée dans la nature pour favoriser l’empathie et stimuler le développement intellectuel chez les jeunes enfants.

Par Amanda Kane et Judy Kane

Traduction par Élisabeth Pelletier Grandbois

LES WALDKINDERGARTEN, ou ” jardins d’enfants en forêt ” sont des milieux préscolaires en plein air pour les jeunes enfants âgés de trois à six ans. Il arrive qu’on y rencontre aussi des enfants de deux ans. Ces écoles n’ont pas de murs et les enfants sont à l’extérieur, dans les bois, toute la journée, en toutes saisons et par tous les temps. L’accent est mis sur le jeu et les objets nécessaires à cette activité proviennent essentiellement de la nature, ce qui favorise le jeu symbolique, la créativité et une sensibilité accrue à l’univers de la nature. Le mouvement moderne des Waldkindergarten a débuté au Danemark dans les années 1950 et a gagné une grande popularité au cours des années 1970. Les Waldkindergarten existent maintenant partout en Norvège, en Suède et en Allemagne. Depuis les années 1990, ils sont devenus particulièrement populaires en Allemagne. Actuellement, ce pays en dénombre environ 700 sur tout son territoire.

waldkinder1Des études ont démontré que, comparés à ceux qui fréquentent les maternelles traditionnelles, les enfants qui fréquentent les Waldkindergarten sont en meilleure santé, ont de meilleurs systèmes immunitaires, souffrent moins d’allergies et développent une plus grande conscience de soi ainsi qu’une plus grande empathie envers la nature et les autres . Les partisans de cette approche disent que l’accent mis sur le jeu, l’exploration et la découverte sans l’intervention de l’adulte ou sans une instruction formelle aide les enfants à développer leur moi intérieur. Les enfants ne sont pas distraits par ce que les adultes veulent leur apprendre. Ils peuvent par conséquent se concentrer sur la connaissance de soi, la confiance en soi et l’autonomie. Les enfants planifient, organisent, analysent et explorent par eux-mêmes. Les enfants apprennent aussi à collaborer avec leurs pairs et à développer un sentiment d’appartenance à la communauté et leur sens des responsabilités.

Tous les Waldkindergarten ont un horaire type semblable comportant habituellement le cercle du matin, une période de jeu, le petit-déjeuner, une période de jeu, puis le cercle de fermeture. Certains enfants restent jusqu’à midi ou 13h00, d’autres jusqu’à 14h45. Chaque Waldkindergarten dispose d’un refuge utilisé pour s’abriter en cas de conditions météorologiques extrêmes et pour entreposer le matériel. Le refuge contient généralement une table et des bancs, des étagères pour le matériel de bricolage et d’expression plastique, des livres, de l’équipement tel que des verres, des presses pour herbier, de petites pelles et râteaux et des instruments de musique. Bien que du matériel acheté puisse parfois être utilisé pour l’apprentissage et le jeu, les objets trouvés dans la nature sont priorisés par les Waldkindergarten. Certains refuges ont des toilettes de fortune et un petit radiateur.

Notre curiosité au sujet de ces programmes nous a conduits en février dernier dans la zone autour de Düsseldorf, en Allemagne, où nous avons eu l’occasion de visiter plusieurs Waldkindergarten. Nous les avons intentionnellement visités en hiver lorsque les conditions météorologiques ne sont pas toujours idéales. Tout en observant les enfants dans leur environnement forestier, nous avons parlé avec eux et avec leurs enseignants et nous avons documenté ce coup d’œil fascinant sur ce programme éducatif alternatif.

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Nos visites commencèrent par un lundi matin froid et ensoleillé, au Waldkindergarten AWO dans Burschied. Là, des productions enfantines fabriquées à partir de matériaux naturels sont suspendues à des arbres entourant le refuge. Treize enfants et leurs deux enseignants nous accueillent. Puis, lors du cercle du matin en plein air, les enfants décident de l’emplacement de l’aire de jeu où ils iront cette journée-là. Les aires de jeux ont des noms accrocheurs qui décrivent leurs caractéristiques physiques : “La place de l’escalade”, “La balançoire à bascule” et “La roue à eau”.

Avant de partir pour la période de jeu, chaque élève se voit attribuer une responsabilité pour la journée. Les tâches à accomplir consistent à prendre les présences avant de partir pour s’assurer que tout le monde est présent, à surveiller les autos pendant la marche menant à l’aire de jeu, à surveiller les retardataires en se plaçant à la queue de la file, à transporter le contenant des papiers-mouchoirs et à porter un seau et une grosse paire de pincettes pour ramasser, sur le chemin du retour, toutes les ordures (des papiers-mouchoirs pour la plupart) qui pourraient être tombées. Ces tâches renforcent l’importance d’appartenir à la communauté et d’en être responsable. Ces sentiments d’appartenance et de responsabilité sont particulièrement importants pour ces jeunes enfants parce que leur école ne dispose pas de murs et de toit pour procurer ce sentiment d’unité.

C’est, nous dit-on, le premier matin ensoleillé depuis de nombreux jours; les enfants choisissent d’aller à la zone d’escalade, une place dans les bois où il y a plusieurs arbres se prêtant bien à la grimpée. Nous faisons une remarque sur la belle journée, mais les enseignants expliquent que les jours de pluie sont en fait les favoris des enfants parce qu’ils aiment jouer dans la boue. Les enfants connaissent les règles pour la marche sur la route : ils sont libres d’avancer à leur propre rythme, mais s’ils courent, ils doivent s’arrêter à des endroits désignés afin d’attendre les autres. La chose la plus étonnante que nous remarquons est l’énergie et l’endurance de chacun. Si les enfants traînent, ils le font soit pour examiner ou soit pour ramasser une pierre, une feuille, une plume ou une branche le long du chemin. Plusieurs d’entre eux s’arrêtent pour taper des pieds sur le chemin boueux. Un enseignant et les enfants tirent une voiturette transportant de l’eau, des fournitures d’art, des serviettes et des coussins en mousse.

Quand nous arrivons à l’aire d’escalade, les enfants commencent immédiatement leurs activités. Ils connaissent les limites de la zone et personne ne s’aventure hors de la vue du groupe. Certains enfants grimpent aux arbres. D’autres vont « faire leurs besoins » derrière un buisson avec l’aide d’un enseignant. Après avoir lavé leurs mains, ils se dépêchent pour aller jouer pendant que l’enseignant fournit de l’aide pour le nettoyage de la saleté et les feuilles. Les enfants grimpent assez haut sans toutefois dépasser la hauteur maximale autorisée, laquelle correspond à la grandeur d’un adulte ayant les bras levés, ce qui permet d’atteindre les enfants ayant besoin d’aide. Personne ne demande de l’aide cependant. Les enfants grimpent librement, s’assoient dans les branches, discutent, changent de positions, et finalement, manœuvrent seuls leur descente. Ils développent leur motricité globale, leur sens de l’équilibre et la confiance en soi.

Il n’y a pas de jouets achetés dans les bois. Les enfants utilisent leur imagination pour créer des objets à partir d’éléments naturels. Certains enfants ont trouvé des branches de conifères qu’ils métamorphosent en pinceaux imaginaires pour peindre un arbre. Les branches sont ensuite transformées en balais et les enfants nettoient le sol de la forêt. Un enfant pousse sur le nœud d’un arbre en guise de déclenchement d’une alarme pour un incendie imaginaire alors que d’autres fuient pour leur sécurité! Ce jeu imaginatif et créatif où les objets sont transformés en d’innombrables façons est une composante essentielle dans ces écoles. Ce jeu symbolique développe la pensée abstraite et la compréhension des relations spatiales. Ces habiletés ne pourraient être acquises ni par des tâches traditionnelles du genre « papier/crayon » ni par des jouets à vocations prédéterminées. S’amuser en nature permet aussi les jeux de rôle et l’apprentissage des habiletés sociales, lesquelles constituent un autre aspect important du développement de l’enfant.

Les enseignants des Waldkindergarten sont formés en pédagogie et en premiers soins. Leur formation en éducation préscolaire ne comporte pas d’entraînement spécifique par rapport à l’intervention dans un contexte naturel ou dans les Waldkindergarten. Nous pouvons voir de nombreuses occasions d’utiliser la nature pour développer les connaissances chez les enfants, mais ce n’est pas le but recherché par les enseignants des Waldkindergarten. Ils priorisent plutôt le jeu et la découverte personnelle. Par exemple, lorsque nous demandons à une fillette d’environ quatre ans « Qu’est-ce que c’est? » en pointant de la mousse verte sur un tronc d’arbre, elle répond qu’elle ne sait pas. Cette approche constructiviste de l’apprentissage favorisée dans les Waldkindergarten est soutenue par les recherches en psychologie du développement menées par Piaget et par Vygotsky .

Favell, J.H., «Piaget’s Legacy», Psychological Science, 7(4), (1996), pp.200-201.
Bodovra, L.& Leong, D., Tools of the Mind: The Vygotskian Approach to Early Childhood Education, Prentice Hall, 2007, p.16.

Nous sommes frappés par la confiance en soi des enfants, par leur désir de prendre des risques et par leurs capacités à prendre de bonnes décisions et à s’autodiscipliner. Les enfants plus âgés, par exemple, aident les plus jeunes à mettre leurs mitaines et à descendre des arbres. Nous sommes particulièrement impressionnés par le temps dont disposent les enfants. Ils ne sont pas pressés et peuvent explorer et découvrir à leur propre rythme et à leur manière. Pendant tout ce temps, ils respirent l’air frais et entretiennent une relation saine avec la Terre.

Suite à cette première visite, nous nous dirigeons vers un Waldkindergarten voisin, situé dans un parc naturel qui héberge un zoo, dans la ville de Dormagen (Dormagen Waldkindergarten). Nous arrivons tout juste comme les enfants sont prêts à s’aventurer dans les bois. En marchant jusqu’au premier arrêt de la journée, nous passons devant les enclos des chèvres, des cerfs, des paons, des aigles et d’autres animaux. Les enfants s’arrêtent sur une aire gazonnée pour le cercle du matin; là, ils choisissent leurs responsabilités, chantent pour nous souhaiter la bienvenue et font quelques jeux de cercle.

Comme pour le précédent Waldkindergarten que nous venons de visiter, lorsque les enfants vont dans les bois, ils courent en avant à leur propre rythme, mais savent attendre à des zones d’arrêt précises. Chaque enfant porte un sac à dos avec son petit déjeuner et une boisson. Un coussin de mousse sur lequel l’enfant peut se reposer en cas de besoin est attaché à chaque sac à dos. Comme nous parlons avec l’un des éducateurs, les enfants se précipitent pour aller jouer dans les bois. Nous pouvons les voir et les entendre; ils viennent périodiquement pour nous montrer les plumes et les ramilles de différentes grandeurs qu’ils trouvent. Ces enfants développent leur capacité d’observation en effectuant leurs propres recherches dans la nature et du coup, ils acquièrent une profonde sensibilité pour leur environnement naturel.

Notre troisième visite a lieu également dans un parc naturel, au Waldwichtel Waldkindergarten Bruck près de la ville de Cologne. Comme les enfants se préparent à partir vers le site préalablement sélectionné avec nous, notre guide Claudia nous amène faire un tour rapide des autres zones de jeu des enfants. Tout d’abord, elle attache le nom de l’aire de jeu choisi pour la journée sur la carte placée sur un des murs du refuge (de cette façon, les parents sauront où le groupe se trouve). Nous marchons sur un chemin près d’un ruisseau où l’on voit un héron. Quelqu’un a mis du pain dans l’eau pour les oies, mais Claudia explique que ce ne sont pas les enfants du Waldkindergarten qui ont fait cela puisqu’ils ne les nourrissent pas avec de la nourriture humaine. De l’autre côté du chemin, se trouve un site que les enfants ont nommé “Le paradis du martin-pêcheur” après y avoir vu cet oiseau rare. Les enfants ont trouvé d’autres noms attrayants pour leurs sites tels que : “La forêt enchantée”, “La place de l’avion”, “Le trou de la chauve-souris”, “Le chemin du terrain glissant” et “La fosse à sable”.

En faisant la tournée des sites, Claudia nous explique les règles de l’école concernant les « jeux guerriers » des enfants. Les enseignants aimeraient mieux que les enfants ne transforment pas les branches en armes pour jouer, mais ils ont constaté que cela faisait aussi partie de leur jeu symbolique. Cependant, si les enfants choisissent de «jouer à la guerre » avec d’autres, ils peuvent le faire seulement par consentement mutuel; il n’est pas permis de s’engager dans des « jeux guerriers » avec des personnes qui ne veulent pas. Claudia explique également qu’il n’y a pas d’enseignement explicite par rapport à tout ce qui concerne la nature. Dans les Waldkindergarten, il n’y a pas d’activité pour faire apprendre le nom des arbres ou pour mémoriser le nom des oiseaux. Ces connaissances s’insèrent naturellement dans les activités quotidiennes. Des demandes comme «Déposez vos mitaines près du bouleau», ou «Nous allons nous assoir sur la mousse, sous ce chêne” permettent d’intégrer ces concepts par le biais des activités en cours.

Pendant les vacances d’hiver, les familles viennent avec leurs enfants au site “Le paradis du martin-pêcheur” pour une séance spéciale de distribution de cadeaux pour les animaux. À ce moment-là, les enfants décorent l’un des arbres avec des friandises spéciales. Quand ils reviennent de leurs vacances, ils vont à l’arbre et constatent que les animaux ont reçu et mangé leurs cadeaux. Ce processus aide les enfants à développer de l’empathie pour la Terre et ses créatures.

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La tournée des sites étant terminée, nous arrivons au sommet d’une colline où les enfants jouent. La journée est partiellement ensoleillée. C’est encore très froid, mais quelques-uns des enfants ont enlevé leurs mitaines pour faire des boules de boue. Deux garçons ont entremêlé leurs gants et leurs foulards dans quelques branches qu’ils ont coincées dans un banc de façon à créer une station spatiale. Des enfants courent et roulent en bas de la colline. Claudia nous parle de la façon dont l’ingéniosité et l’empathie sont développées par le fait de grandir et de jouer dans les bois. Par exemple, les jours de pluie, lorsque les enfants sont tous couverts de boue, ils rincent leurs mains avec l’eau qui s’écoule des branches. Autre exemple: un enfant, apercevant un autre enfant dont la peau lui démangeait à cause de l’ortie, trouva une plante sauvage pour frotter la peau irritée de son ami.

Notre dernière visite a lieu par un vendredi froid et nuageux. Le sol est humide et boueux (il pleut depuis mercredi) et l’air est vif. Nous voyageons jusqu’au Waldkobolde Waldkindergarten, à Düsseldorf. Le vendredi, les enfants de Waldkobolde passent la journée dans une aire de jeu spéciale, près du refuge de l’école qui a été construit et qui est maintenu par leurs parents. La plupart des Waldkindergarten sont gérés et entretenus par les parents, et ici, les parents ont amélioré l’aire de jeu. Ils ont construit une cabane dans les arbres, un grand bac à sable, un tipi et un tunnel fait de branches tissées. Ils ont également peint des pneus et évidé des troncs d’arbres pour y faire des jardins. Les vendredis, alors, offrent des possibilités différentes pour le jeu créatif. Quand il pleut, les enfants font des canaux, des rivières et des châteaux dans le bac à sable. Ils creusent, râtèlent et balayent les feuilles, les détritus et la boue. Ils coupent du bois, enfoncent des clous, examinent des choses avec des loupes, arrosent les plantes et chantent ou font des activités en expression plastique.

Aujourd’hui, nous voyons un enfant créer un système de poulie avec une corde suspendue à une branche. Un bâton de crosse à l’intérieur de laquelle l’enfant a mis une balle est lié à la corde. Il tire la corde, et le bâton de crosse est soulevé avec la balle. Pendant ce temps, un jeu créatif et imaginatif réunit quatre enfants qui transforment un panier d’épicerie en une petite hutte, puis en un mur d’escalade. Ensuite, les enfants examinent les roues du panier d’épicerie. Wolfgang, l’un des enseignants, nous parle d’une voiturette qui s’était brisée. Lorsque les roues sont tombées, la voiturette a été transformée en traîneau. Au printemps, elle est devenue un bateau. Alors que les enfants de ce Waldkindergarten utilisent des objets de fabrication humaine en plus de ceux trouvés dans la nature, ils manifestent leur créativité en modifiant la vocation première du matériel mis à leur disposition.

C’est maintenant l’heure du déjeuner et les enfants font la queue pour se laver les mains. Un enseignant verse de l’eau sur les mains tendues alors qu’un autre y laisse tomber du savon liquide. Les enfants frottent leurs mains puis un enseignant passe à nouveau avec de l’eau pour rincer les mains. Personne ne semble s’apercevoir que c’est froid. Les mains sont séchées et les enfants attrapent leurs sacs à dos pour aller à l’aire désignée pour manger, juste à l’intérieur des bois. Pendant qu’ils mangent, nous leur disons que nous aimerions savoir pourquoi les Waldkindergartens sont si importants, et ils disent que c’est parce qu’ils y apprennent beaucoup de choses.

Les Forest Schools en Angleterre

Semblable aux objectifs du mouvement des Waldkindergarten, l’initiative Forest School en Angleterre permet aux enfants de découvrir la nature dans des salles de classe en plein air. Contrairement aux Waldkindergarten cependant, les Forest Schools s’adressent à tous les âges et offrent des activités initiées soit par les adultes, soit par les enfants. Les activités initiées par les adultes font appel aux mathématiques, aux sciences, aux langages artistiques, aux sciences sociales et aux activités de plein air; tous ces domaines sont intégrés dans des expériences en rapport avec la nature. Les Forest Schools de l’Angleterre diffèrent également des Waldkindergarten par le fait que les éducateurs sont spécialement formés pour l’apprentissage en plein air. En ce moment, l’initiative Forest School est offerte à temps partiel, sur des périodes qui vont de six à dix semaines à raison d’une fois par semaine, pour quelques heures de participation à chaque fois.

Nous sommes enchantés de notre semaine de tournée des Waldkindergarten. Nous avons vu comment les principes fondamentaux des Waldkindergarten s’actualisent dans les interactions quotidiennes entre les enfants et la nature. Nous avons vu des enfants en bonne santé et heureux embrasser la nature avec énergie et empathie. Nous avons vu des enfants à qui il est permis d’être enfants. Nous avons vu des enfants à qui l’on accorde le temps, l’espace et l’environnement nécessaires pour satisfaire leur curiosité naturelle et construire leur compréhension du monde. Nous avons vu que le jeu symbolique est propice à la construction de nouvelles connaissances. Bien sûr, rien de tout cela n’aurait été possible sans les enseignants et les parents utilisateurs des Waldkindergarten. Ces adultes éclairés croient que la meilleure façon d’apprendre pour les enfants apparaît tout naturellement quand ces derniers sont guidés plutôt que dirigés; ces mêmes adultes se rendent compte que le fait de grandir dans des espaces naturels contribue à créer des êtres humains épanouis et créatifs.

 

Amanda Kane est une éducatrice de la petite enfance qui a travaillé à Burgundy Farm Country School à Alexandria, en Virginie. Cette année, elle a exploré différents modèles d’apprentissage incluant l’approche Reggio à Reggio Emilia, en Italie, les Waldkindergarten près de Dusseldorf, en Allemagne, et les Forest Schools dans le Shropshire, en Angleterre.

 

Judy Kane est une enseignante à la retraite. Elle a également été chef adjoint à Burgundy Farm Country School à Alexandria, en Virginie. Ses intérêts professionnels comprennent les approches non traditionnelles en apprentissage, les raisons et les manifestations du jeu chez les enfants et l’importance de fournir aux enfants des activités qui favorisent l’empathie et développent les habiletés concernant la gestion des conflits et la métacognition.

 

Élisabeth Pelletier Grandbois est enseignante en Techniques d’éducation à l’enfance au Cégep de Rivière-du-Loup (Québec, Canada) depuis 1988. Elle a auparavant été directrice d’une garderie et enseignante au niveau préscolaire. Elle prône l’implantation des groupes multiâges dans les services de garde. Fervente de la nature, elle s’intéresse également au mouvement de la bonne intendance de l’environnement par les enfants.